Biographie

Biographie scientifique abrégée

Sydney Hervé Aufrère est né le 2 juillet 1951, à Boulogne-Billancourt.

Après un parcours scientifique, séduit par la discipline créée par Jean-François Champollion, il suit un cursus d’Histoire, d’Histoire de l’Art (et d’épigraphie égyptienne) à Paris IV Sorbonne (licence d’histoire, maîtrise d’enseignement d’Histoire et de Géographie), à l’École du Louvre (Histoire de l’Art, égyptologie et épigraphie égyptienne) — il est Ancien Élève de l’École du Louvre — et à l’Institut catholique (égyptien classique, hiératique et copte).

Il soutient sa thèse de doctorat de IIIe Cycle — Le Livre des Rois de la XIIe dynastie — en mars 1980, sous la direction de Jean Leclant, à Paris IV-Sorbonne. Sa thèse d’État, soutenue à l’Université Lyon II (1988) sous la direction de Jean-Claude Goyon (après le décès de François Daumas), porte sur L’Univers minéral dans la pensée égyptienne.

De 1973 à 1976, à l’instigation de Mme Christiane Desroches Noblecourt, il travaille au département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre, où il apprend à connaître les objets du département sous la direction éclairée de Jean-Louis de Cenival (†). Volontaire du Service national actif (VSNA), il est rattaché pendant seize mois au Centre de Documentation pour l’Égypte ancienne (CEDAE) (1976-1977), au Caire — alors sous la direction de Gamal eddin Mokhtar (†) — et, à l’âge de vingt-cinq ans, il a le privilège de se familiariser avec les chantiers archéologiques en Égypte. Il participera, de 1976 à 1980, aux travaux dégagements entrepris par le CEDAE et l’URA 1064 du CNRS (dir. Chr. Desroches Noblecourt) dans le cadre de la Vallée des Reines (dégagements de la tombe de Touy) et du secteur occidental des Greniers du Ramesseum.

De 1977 à 1981, de retour en France, après son séjour en Égypte, il suit différents cours de spécialités (égyptien classique, néo-égyptien, ptolémaïque et copte) dispensés par François Daumas (†), à l’Université Paul Valéry.
Lauréat de la Bourse Jacques Vandier de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres en 1981, il  assure la même année le secrétariat scientifique de l’Historien d’Art Charles Sterling (1901-1991), ancien conservateur au Département des Peintures du musée du Louvre et est chargé d’inventorier et est chargé de publier les collections égyptiennes des Musées départements de la Seine-Inférieure.

De 1981 à 1983, il est Chargé de travaux dirigés d’archéologie égyptienne à l’École du Louvre.
De 1983 à 1984, il est Chargé de cours d’épigraphie égyptienne de 1re et de 2e année à l’École du Louvre.

En 1985, il organise, conjointement avec Marie-Pierre Foissy-Aufrère, l’exposition Égypte & Provence. Civilisation, survivances et « Cabinetz de curiositez” au Musée Calvet d’Avignon.

De 1985 à 1989, il a l’honneur d’être élu Membre scientifique de l’Institut français d’Archéologie orientale (IFAO) au Caire et de participer — Mme Paule Posener-Kriéger (†) étant directeur de cet institut — aux fouilles et aux missions de l’IFAO. Il participe pendant deux saisons aux fouilles des ermitages coptes des Kellia (lisière du Delta occidental) (chef de chantier Michel Wuttmann), site de Balat (Oasis de Dakhla) (chef de chantier : Georges Soukiassian), où il découvre l’important secteur des tombes du Moyen Empire riche en céramique (céramologue : Pascale Ballet), et à Karnak-Nord (Louqsor) ou il assure la couverture photographique du propylône d’Amon-Rê-Montou, en relève les textes hiéroglyphiques et en complète (en collaboration avec l’architecte Jean-Claude Golvin) le relevé architectural de Clément Robichon.

En 1991, il est nommé Directeur de Recherche au CNRS par la Commission 44 du CNRS et est rattaché à l’URA 1068 devenue UMR 5052 du CNRS (« Religions et société dans l’Égypte de l’Époque tardive ») à l’Université Paul-Valéry de 1991 à 2005.

De 1992 à 2003, il dirige cette unité spécialisée dans les textes de l’époque ptolémaïque. Sous sa direction, il oriente celle-là vers l’Histoire Naturelle, la religion égyptienne et l’univers des mentalités et des représentations. À partir de 1995, il met en place, avec l’aide d’une vingtaine de collaborateurs de l’Unité et d’autres horizons, le projet L’Encyclopédie religieuses de l’Univers végétal. Croyances phytoreligieuses de l’Égypte ancienne, dont les quatre tomes, édités par lui et totalisant plus de 1800 pages, voient le jour entre 1999 et 2005 dans le cadre des Orientalia Monspeliensia de l’Université Paul-Valéry.

En 1992, il assure entre autres le commissariat scientifique de l’exposition Portes pour l’au-delà. L’Égypte, le Nil et le « Champ des Offrandes », au Musée Henri-Prades de Lattes, et assure l’édition du catalogue. En 1999, il édite, avec Nathalie Bosson, le catalogue Égyptes… L’Égyptien et le copte, au Musée Henri-Prades de Lattes, et assure, avec elle, le commissariat scientifique.

Pendant trois années universitaires consécutives (de 2000 à 2003), dans le cadre de la Prime de Mobilité pédagogique proposée par le Ministère de l’Éducation nationale, il donne divers cours de deuxième et de troisième Cycles dans le cadre du Département d’Égyptologie (dir. Jean-Claude Grenier).

Depuis octobre 2005, il est attaché au Centre Paul-Albert Février (UMR 6125 du CNRS, Université de Provence, Aix-Marseille), dirigé par Gilles Dorival. À la faveur de ce rattachement, il a opté, dans la continuité de ses travaux antérieurs, pour un changement d’axes thématiques favorisant l’approche de la transmission des sciences sacerdotales égyptiennes, en particulier avec l’étude de Manéthôn de Sebennytos, et vers la réception de la langue copte dans l’Europe du XVIIe siècle et l’herméneutique égyptienne dans le cadre d’un projet européen (dir. Armin Lange, Université de Vienne).

Depuis 2008, il est également responsable de l’Académie des Langues anciennes rattaché au Centre Paul-Albert Février — il succède à Christian Boudignon, avec qui il l’a dirigée conjointement en 2007, — actuellement aidé par Emmanuel Corréia et David Pastorelli, coorganisateurs.